Interphone en panne : qui doit le réparer et dans quel délai

L’interphone de votre immeuble ou appartement ne fonctionne plus ? Avant de faire appel à un professionnel, encore faut-il savoir qui doit payer la réparation. Locataire, propriétaire ou copropriété, tout dépend de l’origine de la panne et de la configuration des équipements.

Responsabilité selon les éléments défectueux

Un interphone est constitué de plusieurs composants répartis entre les parties privatives et communes. Pour déterminer qui doit prendre en charge la réparation, il faut examiner précisément la zone concernée.

Parties communes : à la charge du propriétaire ou de la copropriété

Tout ce qui touche à l’alimentation électrique générale, au boîtier de rue, aux câbles dans les gaines techniques et aux platines d’entrée relève en principe de la responsabilité du propriétaire, voire de la copropriété dans un immeuble collectif. Ces éléments font partie des installations communes nécessaires à la sécurité et au confort des habitations.

La jurisprudence et la réglementation (article 6 de la loi du 6 juillet 1989) confirment que le bailleur a l’obligation d’assurer la jouissance paisible du logement, ce qui inclut les dispositifs servant à ouvrir l’accès depuis l’extérieur.

Combiné intérieur : cas variables selon les causes

Le combiné fixé dans l’appartement constitue quant à lui un équipement privatif. Si la panne est due à une mauvaise utilisation, une casse volontaire ou un dégât causé par le locataire (chute du combiné, fils arrachés, etc.), les frais sont à la charge de celui-ci.

En revanche, si le dysfonctionnement provient d’une défaillance technique ou d’une vétusté naturelle (problème de micro ou de haut-parleur défectueux sans action de l’occupant), c’est au propriétaire d’assumer la réparation. Cela fait partie des obligations d’entretien courant à sa charge.

Coût moyen selon le type de panne

Les réparations d’interphone peuvent entraîner des frais significatifs, surtout si plusieurs pièces sont concernées. Voici une estimation des principaux tarifs constatés :

Type de panne Prix moyen (€ TTC)
Bouton défectueux sur platine 50€ – 120€
Micro ou haut-parleur interne HS 80€ – 180€
Écran d’un visiophone endommagé 120€ – 300€
Problème de câblage 120€ – 350€
Carte électronique à remplacer 150€ – 550€
Problèmes de connectivité ou interférences 100€ – 350€

Des réparations simples comme le resserrage d’un câble ou le changement d’un combiné analogique peuvent coûter moins de 100€. D’autres interventions plus techniques (visio, fiabilité réseau, GSM) nécessitent souvent l’intervention d’un électricien spécialisé, voire du fabricant si l’équipement est spécifique, comme les modèles URMET ou Aiphone.

En moyenne, selon le guide des prix de Travaux.com, une réparation complète s’élève entre 150€ et 400€, selon les pièces nécessaires.

Délai de remise en état

Une fois la panne signalée, combien de temps faut-il attendre avant que l’équipement soit remis en état ? Le temps moyen observé est de 28 jours pour un interphone classique, du diagnostic jusqu’à la fin de l’installation.

Ce délai dépend de la réactivité du bailleur, du syndic ou du locataire à effectuer les démarches nécessaires, mais aussi du temps de commande des pièces. Certains modèles ne sont pas disponibles immédiatement, allongeant la durée de l’intervention.

En cas d’inaction prolongée, le locataire peut adresser un courrier recommandé au propriétaire pour rappeler ses obligations. Si le problème persiste, il est possible de saisir le greffe du tribunal pour demander une réduction de loyer ou une injonction de faire. Ces recours sont à manier prudemment selon la situation.

Disposition particulière en copropriété

Dans les immeubles en copropriété, il arrive que les règlements de copropriété considèrent l’interphone comme un ensemble technique commun. Cela signifie que même les combinés intérieurs peuvent être pris en charge collectivement si l’assemblée générale l’a voté.

Certaines résidences souscrivent un contrat d’entretien externalisé qui couvre à la fois les contrôles périodiques et les petits dépannages sans facturation supplémentaire. Ce type de contrat est géré par le syndic et financé par les charges mensuelles.

Comme pour d’autres équipements partagés (portails électriques, ascenseurs), une bonne gestion collective offre plus de sécurité. Pour bien comprendre les dispositions spécifiques, la consultation du règlement et des procès-verbaux d’assemblée générale est recommandée.

À noter : dans la même logique, la réparation d’une chasse d’eau défectueuse en location obéit aussi à des règles de répartition entre locataire et propriétaire selon l’origine de la panne.

Points-clés à retenir

  • Le propriétaire est responsable de tout ce qui concerne les installations techniques communes et les problèmes dus à l’usure.
  • Le locataire doit payer les réparations si la panne est liée à une mauvaise utilisation ou à une dégradation volontaire.
  • Les frais de réparation varient de 50€ à 550€ selon les composants touchés.
  • Le délai moyen de réparation est de 3 à 4 semaines, en fonction de la réactivité et de la complexité des travaux.
  • Les copropriétés peuvent mutualiser la gestion de l’interphone via un contrat d’entretien global.

Pour plus d’informations sur les responsabilités locatives et les coûts associés à l’entretien des équipements techniques, des ressources fiables sont disponibles comme celles de Batisanté ou Check & Visit.

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LaRedac
Rédaction du site locama immobilier. Nos articles sont choisi par des passionnés de l'immobilier. La rédaction s'appuie sur des textes de loi, des références officielles ainsi que l'intelligence artificielle pour rédiger les articles du blog.

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